Le débat sur la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo s’est invité au cœur d’une activité diplomatique consacrée à la guerre en Ukraine. Prenant la parole lors d’une exposition organisée par la représentation ukrainienne et l’Union européenne à Kinshasa, le deuxième Vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, a exhorté les Nations Unies à passer des déclarations aux mesures concrètes en activant sans délai la Résolution 2773.
Pour le patron de l’AFDC, le maintien de positions étrangères sur des portions du territoire national, notamment au Nord et au Sud-Kivu, constitue une atteinte grave à l’intégrité de la RDC. Il a rappelé que la résolution adoptée par le Conseil de sécurité des Nations Unies en février 2025 exige explicitement le retrait des forces rwandaises du sol congolais. Selon lui, la mise en œuvre de ce texte est indissociable des discussions engagées à Doha en vue d’un cessez-le-feu, qui ne saurait, a-t-il prévenu, consacrer un statu quo militaire assimilable à une partition de fait du pays.
Le sénateur a insisté sur le départ sans condition des combattants de l’AFC/M23, qu’il dénonce être soutenus par Kigali, estimant que leur retour aux positions antérieures à leur incursion est la seule voie compatible avec le rétablissement de la paix. Il a, par ailleurs, établi un parallèle avec la guerre en Ukraine, plaidant pour une mobilisation internationale d’ampleur équivalente en faveur de la RDC. Dans cette dynamique, il a rappelé la démarche du Président Félix Tshisekedi auprès du Secrétaire Général de l’ONU, António Guterres, en marge d’un sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, appelant au respect strict du droit international et à la fin de toute politique de « deux poids, deux mesures ».









