Alors que l’Afrique demeure confrontée à des conflits armés et à de profondes crises politiques causant d’énormes pertes en vies humaines et qui déchirent le tissu économique du continent, Modeste Bahati Lukwebo, deuxième Vice-président du Sénat Congolais, plaide pour un retour urgent au dialogue politique, condition essentielle à la stabilité des États et à la paix durable.
Intervenant au Forum régional sur l’Échange de haut niveau entre pairs sur le dialogue interpartis, tenu du 9 au 12 décembre 2025 à Maputo, au Mozambique, Modeste Bahati Lukwebo, Président National Statutaire de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC), a lancé un message politique sans ambiguïté en faveur du dialogue comme réponse aux guerres et aux conflits politiques qui secouent le continent africain.

S’exprimant en qualité de paneliste, le leader de l’AFDC-A a estimé que l’Afrique traverse une phase critique où l’échec du dialogue alimente les crises, affaiblit les institutions et expose les populations à des violences répétées. Selon lui, la persistance des conflits armés et des tensions politiques est largement liée au refus de certains acteurs politiques de privilégier la concertation et le compromis.
Pour Modeste Bahati Lukwebo, acteur politique très consulté dans des forums africains sur la paix et l’économie, aucune nation ne peut se construire durablement dans la confrontation permanente. Il a souligné que le dialogue politique ne constitue ni un acte de faiblesse ni une concession stratégique, mais un choix de responsabilité visant à préserver la cohésion nationale, la stabilité des institutions et la paix sociale.
Abordant la situation de la République Démocratique du Congo, son pays, confronté à une insécurité persistante, notamment dans sa partie Est, et à des tensions politiques internes récurrentes, l’ancien Président du Sénat congolais a rappelé que la sortie de crise passe par un dialogue politique inclusif, franc et orienté vers l’intérêt supérieur de la nation. Il a mis en garde contre les discours radicaux et les calculs politiciens qui entretiennent les divisions et prolongent les souffrances des populations.

Dans un ton ferme, le fondateur de l’AFDC-A a dénoncé l’égoïsme, l’orgueil et l’irresponsabilité de certains acteurs politiques, qu’il considère comme des facteurs aggravants des conflits politiques et communautaires en Afrique. Selon lui, ces comportements conduisent à la polarisation des sociétés et compromettent les efforts de paix.
Face à ces dérives, Modeste Bahati Lukwebo a appelé à une responsabilisation accrue des acteurs politiques, plaidant pour des mécanismes capables de sanctionner les comportements qui menacent la paix, la démocratie et la stabilité nationale. Pour l’actuel deuxième Vice-président du Sénat de la République Démocratique du Congo, la politique doit redevenir un espace de dialogue, de responsabilité et de service public.
Cet ancien Président de la société civile congolaise a insisté sur la nécessité de renforcer les cadres régionaux de dialogue, estimant que les crises africaines appellent des solutions africaines fondées sur la concertation, la médiation et la prévention des conflits.
Modeste Bahati Lukwebo a ainsi réaffirmé l’importance du dialogue, seule voie crédible pour mettre fin aux conflits politiques, restaurer la confiance entre les acteurs et bâtir des États africains stables et démocratiques.







