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RDC : Une fausse alerte sur l’arrestation de Hilaire Kikobya déclenche une tempête médiatique

Une publication virale, rapidement supprimée mais largement relayée, a provoqué une vive controverse en République démocratique du Congo, illustrant une fois de plus les dérives informationnelles à l’ère numérique.

À l’origine de la polémique, un message du journaliste Byobe Malenga diffusé le 17 avril 2026 sur plusieurs plateformes, dont X (ex-Twitter). Le contenu, resté inchangé, affirmait :

En quelques heures, la fausse information s’est propagée à grande vitesse, alimentant spéculations, commentaires et indignation sur les réseaux sociaux, avant d’être discrètement retirée.

Démenti et contre-offensive

Face à l’emballement médiatique, des voix proches de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC) ont rapidement dénoncé une « fake news ». Parmi elles, Arsène Zagabe, expert en communication numérique et cadre du parti, qui a publiquement contesté la véracité des faits, contribuant au retrait du message initial.

« Un montage grossier »

Dans un droit de réponse ferme, Hilaire Kasusa Kikobya, ancien député national et actuel président du conseil d’administration de l’INERA, a catégoriquement rejeté les accusations.

Il dénonce une manipulation reposant sur « un document non authentique », pointant des incohérences flagrantes : identité erronée, photographie non conforme et indications géographiques inexactes.

« Mon nom est KASUSA KIKOBYA et non KIKOBIRE », insiste-t-il, en réfutant toute implication dans les faits allégués. Il affirme par ailleurs se trouver librement à Kinshasa, poursuivant ses fonctions officielles.

Réputation en jeu, menace judiciaire

Au-delà du démenti, l’ancien élu du Sud-Kivu dénonce une atteinte grave à son honneur et à sa carrière, évoquant une tentative de nuisance politique. Il exige la publication immédiate d’un correctif sur les mêmes canaux et avec une visibilité équivalente.

À défaut, il se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires, conformément à la législation congolaise sur la presse.

Un symptôme d’une crise plus large

Cet épisode met en lumière les fragilités de l’écosystème informationnel congolais, où la rapidité de diffusion prime souvent sur la vérification des faits. Dans un contexte politique sensible, ce type d’incident souligne les risques de désinformation et leurs conséquences potentiellement déstabilisatrices.

La suppression du message initial n’aura pas suffi à contenir l’impact d’une information déjà devenue virale, preuve, s’il en fallait, que dans l’ère numérique, une rumeur peut faire le tour du monde avant même d’être démentie.

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