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	<title>Kabila Archives -</title>
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	<title>Kabila Archives -</title>
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		<title>En RDC, le peuple commence à s&#8217;interroger sur les agissements de certains dignitaires du pouvoir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jael]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 09:25:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Bahati]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En République démocratique du Congo, la scène politique nationale traverse une nouvelle zone de turbulence. À la suite de la conférence de presse animée au siège de son parti par le sénateur et professeur Modeste Bahati Lukwebo, deuxième vice-président du Sénat et autorité morale de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A), une</p>
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<p><strong>En République démocratique du Congo, la scène politique nationale traverse une nouvelle zone de turbulence. À la suite de la conférence de presse animée au siège de son parti par le sénateur et professeur Modeste Bahati Lukwebo, deuxième vice-président du Sénat et autorité morale de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A), une série d’attaques politiques et médiatiques s’est déclenchée contre lui. Dans l’opinion publique, beaucoup y voient désormais une offensive politique structurée visant à fragiliser un acteur majeur de la vie politique congolaise.</strong></p>



<p>Dans les couloirs du Parlement, une motion visant la déchéance de Modeste Bahati Lukwebo de son poste de deuxième vice-président du Sénat est en gestation. L’initiateur de cette démarche, le sénateur Kabongo, fonde d’abord son argumentaire sur les propos tenus par le sénateur lors de sa conférence de presse, prétendant que ces déclarations auraient offensé le chef de l’État, Félix Tshisekedi. Pourtant, dans cette intervention publique, le Président de la République n’a été ni cité ni visé, ni directement ni indirectement par Modeste Bahati qui a utilisé le groupe de mot « Problème d&rsquo;Hommes».</p>



<p>Face à l’absence d’éléments convaincants, les griefs changent rapidement de nature. Les accusations initiales deviennent soudain administratives, révélant une volonté manifeste de construire un dossier politique contre le sénateur. Dans les milieux politiques, cette succession d’arguments confirme l’existence d’une cabale destinée à affaiblir un leader influent dont la liberté de ton dérange certains cercles du pouvoir.</p>



<p>La campagne de discrédit franchit ensuite une nouvelle étape. Des accusations graves présentent désormais Modeste Bahati Lukwebo comme un acteur supposément en collaboration avec la rébellion de l&rsquo;AFC/M23 afin de protéger ses biens situés à Goma et à Bukavu. Cette thèse s’effondre pourtant face à la réalité : le sénateur fait lui-même partie des victimes directes de cette guerre. Ses usines, ses propriétés immobilières et plusieurs de ses investissements ont été occupés, détruits ou pillés par les groupes armés qui sévissent dans la région. Accuser une victime d’être complice de ceux qui ont détruit ses propres biens relève d’une stratégie politique visant à salir sa réputation.</p>



<p>La campagne se poursuit aujourd’hui à travers de nouvelles accusations à caractère fiscal, décrites par plusieurs observateurs comme un montage vide de sens destiné à fragiliser davantage le leader politique. Dans l’entourage du sénateur, l’analyse est claire : certains dignitaires du pouvoir cherchent à neutraliser une personnalité proche du Président de la République dont l’influence politique et l’indépendance d’esprit dérangent.</p>



<p>Au-delà du cas personnel de Modeste Bahati Lukwebo, cette affaire ouvre un débat plus large sur l’évolution du climat politique en République démocratique du Congo. Plusieurs observateurs nationaux et internationaux dénoncent une tendance inquiétante : la marginalisation progressive de plusieurs leaders issus de l’espace swahiliphone. Cette dynamique nourrit un sentiment de fracture politique et régionale qui alimente les inquiétudes autour du spectre de la balkanisation du pays.</p>



<p>Un ancien diplomate congolais basé aux États-Unis dresse un constat alarmant. Selon lui, une véritable chasse politique vise les leaders originaires de cette partie du pays. Parmi les personnalités concernées figurent notamment l’ancien président Joseph Kabila et Moïse Katumbi et Jacques Kyabula pour le grand Katanga, Mbusa Nyamwisi, Augustin Matata Ponyo, Emmanuel Ramazani Shadary, Vital Kamerhe et désormais Modeste Bahati Lukwebo pour le grand Kivu. Pour cet ancien diplomate, cette succession d’attaques politiques vise à affaiblir ou à éliminer les figures politiques majeures de cet espace linguistique afin de laisser le champ libre à des acteurs plus dociles, fabriqués par le régime actuel. Il donne même l&rsquo;exemple ici du remplacement de Vital Kamerhe par Aimé Boji Sangara à la présidence de l&rsquo;Assemblée nationale.</p>



<p>Une telle dynamique fragilise l’équilibre national et renforce les discours qui dénoncent une tentative de division du pays. Plusieurs analystes estiment que ces méthodes donnent du poids aux thèses séparatistes et aux discours des groupes rebelles qui accusent le pouvoir central de marginaliser certaines régions du pays. Dans un contexte marqué par la guerre dans l’Est, cette perception renforce dangereusement les discours autour de la balkanisation de la République démocratique du Congo.</p>



<p>D’autres voix critiques vont encore plus loin. Elles dénoncent une instrumentalisation politique de la guerre dans l’Est du pays, affirmant que certains cercles du pouvoir utilisent la persistance du conflit pour consolider leur pouvoir et préparer des changements institutionnels. Ces analystes rappellent que lors de son mandat, l’ancien président Joseph Kabila avait finalement renoncé à modifier la Constitution malgré les tensions politiques de l’époque. Pour ces observateurs, la consolidation démocratique passe par la préparation d’une alternance politique normale plutôt que par des stratégies qui fragilisent l’unité nationale.</p>



<p>Dans ce climat chargé, de nombreux Congolais dénoncent une manière dangereuse de faire de la politique : détruire la réputation des adversaires, multiplier les accusations et instrumentaliser les institutions pour affaiblir ceux qui dérangent. Pour eux, cette dérive menace la cohésion nationale et détourne l’attention des véritables priorités du pays, notamment la paix, la sécurité et le développement.</p>



<p>Au cœur de ces turbulences politiques, une interrogation majeure traverse désormais l’opinion publique congolaise : certains dignitaires du pouvoir servent-ils réellement l’intérêt national ou alimentent-ils des stratégies politiques qui fragilisent l’unité du pays ? Dans un contexte de guerre et de tensions internes, la réponse à cette question devient déterminante pour l’avenir de la République démocratique du Congo.</p>
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		<title>A Kinshasa le vrai braquage n’était pas à la banque : anatomie d’une diversion politique.</title>
		<link>https://kinshasadirect.net/2025/10/19/a-kinshasa-le-vrai-braquage-netait-pas-a-la-banque-anatomie-dune-diversion-politique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jael]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Oct 2025 13:36:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Braquage]]></category>
		<category><![CDATA[Honorine Porche]]></category>
		<category><![CDATA[Kabila]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il existe dans la communication politique contemporaine une règle non écrite : quand le pouvoir redoute un débat, il crée un spectacle. Et c’est exactement ce qui semble s’être produit à Kinshasa, au moment même où, à des milliers de kilomètres, l’ancien président Joseph Kabila réunissait à Nairobi plusieurs figures de l’opposition congolaise pour discuter</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Il existe dans la communication politique contemporaine une règle non écrite : quand le pouvoir redoute un débat, il crée un spectacle.</p>
</blockquote>



<p>Et c’est exactement ce qui semble s’être produit à Kinshasa, au moment même où, à des milliers de kilomètres, l’ancien président Joseph Kabila réunissait à Nairobi plusieurs figures de l’opposition congolaise pour discuter d’un nouveau cadre politique.<br>Pendant que le pays et les médias auraient dû scruter les implications de cette rencontre, l’attention collective a été happée par un “braquage” si théâtral qu’il en devient suspect.</p>



<p>Voici notre réflexion :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>Une coïncidence chronologique trop parfaite</strong></li>
</ol>



<p>Le premier élément troublant reste le timing.<br>Au moment même où les caméras auraient dû être tournées vers Nairobi, un événement soudain, spectaculaire et choquant surgit à Kinshasa : une femme armée, un braquage, une arrestation filmée.<br>La concomitance est trop précise pour n’être que fortuite.<br>Dans les stratégies de communication politique, le timing est tout : on n’éteint pas un incendie politique avec de l’eau, mais avec une autre flamme, celle de l’émotion collective.</p>



<ol start="2" class="wp-block-list">
<li><strong>Une femme, le choix symbolique de l’émotion</strong></li>
</ol>



<p>Le fait que l’actrice principale soit une femme n’est pas anodin.<br>Dans la psychologie sociale, le visage féminin suscite davantage d’empathie, de curiosité, parfois même de morbidité.<br>Utiliser une femme comme “figure du drame” transforme le fait divers en drame national, plus médiatisé, plus commenté, plus viral.<br>Ce choix renforce l’impact émotionnel, garantissant que le public se détourne du terrain politique.</p>



<ol start="3" class="wp-block-list">
<li><strong>L’arme factice, ou l’art de faire vrai sans l’être</strong></li>
</ol>



<p>Autre signe d’une mise en scène calibrée : l’arme était en jouet.<br>Un détail qui change tout.<br>Il permet à la fois de justifier la présence des forces de sécurité et de réduire le risque réel de confrontation.<br>Ce n’était donc pas une opération criminelle dangereuse, mais un scénario sans véritable enjeu sécuritaire, taillé pour la caméra et non pour la justice.</p>



<ol start="4" class="wp-block-list">
<li><strong>Une mobilisation disproportionnée des forces de l’ordre</strong></li>
</ol>



<p>Dans un pays où la police tarde souvent à intervenir face à de véritables crimes, voir une telle mobilisation de la police et de l’armée pour un seul braquage soulève question.<br>Pourquoi déployer une force d’une telle ampleur, avec des véhicules, des officiers armés, des vidéos, alors que d’autres crimes graves restent sans écho ?<br>Parce que le but n’était pas la neutralisation du danger, mais la création d’un spectacle d’ordre et de justice.</p>



<ol start="5" class="wp-block-list">
<li><strong>Un décor populaire pour un impact maximal</strong></li>
</ol>



<p>Le choix du quartier populaire n’est pas neutre non plus.<br>C’est dans ces zones que les émotions collectives se propagent le plus vite, que la rumeur devient récit et que le récit devient conviction.<br>En plaçant la scène dans un environnement familier, l’événement gagne en crédibilité sociale et devient un sujet de conversation nationale.</p>



<ol start="6" class="wp-block-list">
<li><strong>L’intrusion du mystique : une couche narrative supplémentaire</strong></li>
</ol>



<p>Le fait que des objets rituels aient été “découverts” dans l’appartement de la prétendue braqueuse introduit une dimension spirituelle, typiquement congolaise, dans la narration.<br>On ajoute à la peur sociale la crainte mystique, ce qui élargit encore le champ émotionnel.<br>Ainsi, on ne parle plus d’un simple braquage : on parle de “sorcellerie”, de “pacte”, de “mystère”.<br>C’est la garantie que le sujet restera sur toutes les lèvres.</p>



<ol start="7" class="wp-block-list">
<li><strong>L’humiliation publique comme outil de distraction</strong></li>
</ol>



<p>Les images de la nudité forcée de la femme arrêtée, diffusées sans filtre, constituent une violation grave de la dignité humaine.<br>Mais elles remplissent une fonction précise : choquer pour captiver.<br>Le voyeurisme collectif remplace la réflexion politique.<br>Pendant qu’on débat du corps de la femme humiliée, personne ne débat plus de Nairobi.</p>



<ol start="8" class="wp-block-list">
<li><strong>L’absence totale de complices</strong></li>
</ol>



<p>Un braquage sans complice, sans plan de fuite, sans logique criminelle, relève plus du script que du crime.<br>Ce manque de réalisme renforce l’hypothèse d’une scène préparée ou instrumentalisée, dont la cohérence importe moins que le choc visuel.</p>



<ol start="9" class="wp-block-list">
<li><strong>Une enquête transformée en feuilleton numérique</strong></li>
</ol>



<p>Les interrogatoires, vidéos policières et “enquêtes” publiés sur les réseaux sociaux relèvent plus de la communication que de la procédure judiciaire.<br>Quand la police devient productrice de contenu viral, c’est qu’on est sorti du cadre institutionnel pour entrer dans celui du spectacle public.<br>Ce n’est plus la justice qui agit, mais la stratégie de communication.</p>



<ol start="10" class="wp-block-list">
<li><strong>Les images de surveillance diffusées avant tout procès</strong></li>
</ol>



<p>Enfin, la publication des images des caméras de surveillance avant toute audience judiciaire est une violation manifeste des procédures.<br>Cela confirme que l’objectif n’était pas de juger, mais de montrer.<br>Or, dans le champ politique, montrer au bon moment, c’est orienter le regard collectif.</p>



<p>Pris séparément, ces éléments peuvent paraître anecdotiques.<br>Mais mis bout à bout, ils dessinent une cohérence troublante : celle d’un événement mis en scène pour désamorcer un choc politique potentiel, la réunion de Nairobi, symbole d’une possible reconfiguration de l’opposition.</p>



<p>En l’espace de quelques heures, toute la RDC parlait du braquage, pendant que la rencontre de Kabila et des opposants sombrait dans le silence médiatique.<br>Les plateaux télé, les réseaux sociaux, les discussions populaires, tout tournait autour d’une affaire calibrée pour émouvoir et distraire.</p>



<p><em>Quand la communication politique devient une arme d’effacement</em></p>



<p>Ce n’est pas la première fois que la diversion sert d’outil de gouvernance.<br>Mais rarement elle aura été exécutée avec autant de précision et d’efficacité.<br>Ce qui s’est joué ici dépasse le simple fait divers : c’est une opération de communication politique, une manipulation consciente de l’attention nationale.</p>



<p>Car dans un pays où l’opinion publique est fragmentée et surinformée, le contrôle ne passe plus par la censure, mais par la distraction orchestrée.<br>Et dans cette bataille pour l’attention, celui qui contrôle le sujet du jour contrôle le sens de l’histoire.</p>



<p>Le vrai braquage, au fond, n’a pas eu lieu dans une agence bancaire, mais dans la conscience collective.<br>Pendant que l’on exhibait une femme humiliée, on volait à la nation un débat politique crucial.<br>La réunion de Nairobi aurait pu marquer un tournant dans la recomposition politique de l&rsquo;opposition, elle est devenue un non-événement.</p>



<p>Et c’est là que réside le génie discret du pouvoir : braquer les esprits pour protéger le système.</p>
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