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	<title>Enquête Archives -</title>
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	<title>Enquête Archives -</title>
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		<title>ENQUÊTE &#124; RDC : Les zones d&#8217;ombre de Norbert Basengezi Kantitima, entre influence au Sénat et soupçons sécuritaires</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jael]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Mar 2026 06:54:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[AFC/M23]]></category>
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		<category><![CDATA[Norbert Basengezi Kantitima]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Jouer à la diversion peut devenir dangereux si minimiser un point est l&#8217;erreur du parcours» Auteur inconnu. Alors que la pression militaire s’accentue à l’Est de la République Démocratique du Congo, une figure centrale de la scène politique du Sud-Kivu cristallise les attentions. Norbert Basengezi Kantitima, sénateur et membre de la Commission Défense et Sécurité,</p>
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<p><em>«Jouer à la diversion peut devenir dangereux si minimiser un point est l&rsquo;erreur du parcours» </em></p>



<p><strong><em>Auteur inconnu.</em></strong></p>



<p>Alors que la pression militaire s’accentue à l’Est de la République Démocratique du Congo, une figure centrale de la scène politique du Sud-Kivu cristallise les attentions. Norbert Basengezi Kantitima, sénateur et membre de la Commission Défense et Sécurité, se retrouve au cœur d’un faisceau de présomptions liant passé rebelle, flux financiers opaques et stratégies d’influence au sommet de l’État.</p>



<p><strong>Le « Vetting » en question : Un passé qui ne passe pas</strong></p>



<p>L&rsquo;architecture sécuritaire du Sénat congolais repose sur la confidentialité. Pourtant, la présence de Norbert Basengezi Kantitima au sein de la Commission Défense et Sécurité soulève un débat de fond sur l&rsquo;intégrité des institutions.</p>



<p>Ancien Gouverneur du Sud-Kivu sous l&rsquo;administration du RCD-Goma, nommé à l&rsquo;époque par l&rsquo;officier rwandais James Kabarebe, son parcours est indissociable des heures sombres documentées par le Rapport Mapping des Nations Unies.</p>



<p>L&rsquo;interrogation est aujourd&rsquo;hui d&rsquo;ordre stratégique : comment un acteur ayant exercé des responsabilités de haut niveau au sein d&rsquo;une rébellion soutenue par une puissance étrangère peut-il avoir un accès illimité aux secrets de la défense nationale ? Ce paradoxe alimente les craintes d&rsquo;une infiltration structurelle capable d&rsquo;orienter, voire de paralyser, les décisions sécuritaires en faveur de réseaux extérieurs.</p>



<p><strong>Bukavu : L’Hôtel Résidence sous les radars</strong></p>



<p>À Bukavu, l’activité de l’Hôtel Résidence, propriété de la famille Basengezi, situé sur le 79, Av Patrice Lumumba, dépasse le cadre strictement hôtelier. Plusieurs sources sécuritaires et d&rsquo;observation civile pointent l&rsquo;établissement comme un point de transit financier et logistique.</p>



<p><strong>Logistique de l&rsquo;ombre :</strong> Des rapports de terrain évoquent l&rsquo;utilisation des infrastructures de l&rsquo;hôtel pour la coordination de cadres liés à l&rsquo;Alliance Fleuve Congo (AFC) et au M23.</p>



<p><strong>Économie de guerre </strong>: L&rsquo;enquête révèle des soupçons de collecte de fonds issus de l&rsquo;exploitation minière et de taxes illégales dans les zones de conflit, fonds qui seraient ensuite réinjectés dans le circuit formel via les actifs immobiliers de M. Kantitima. Le précédent de la CENI et les sanctions américaines<br>L&rsquo;origine de la fortune immobilière de l&rsquo;intéressé est un autre point de friction majeur.</p>



<p>Pour rappel, Norbert Basengezi et son fils, Marcellin Mukolo Basengezi, figurent sur la liste des sanctions du Département du Trésor américain (OFAC). Les motifs sont explicites : corruption et détournement de fonds publics lors du processus électoral de 2018.</p>



<p>L&rsquo;administration américaine les accuse d&rsquo;avoir artificiellement gonflé le coût des machines à voter alors que M. Kantitima occupait la vice-présidence de la CENI. Ce système de prédation financière aurait servi de levier pour bâtir, en un temps record, un empire économique aujourd&rsquo;hui suspecté de financer des activités de déstabilisation.</p>



<p><strong>Une stratégie de « substitution » au sein de l&rsquo;Union Sacrée</strong></p>



<p>Sur le plan politique, l&rsquo;adhésion de M. Kantitima à l&rsquo;Union Sacrée de la Nation est perçue par de nombreux analystes comme une manœuvre d&rsquo;infiltration tactique. Son objectif semble être le contrôle total du leadership politique au Sud-Kivu, au détriment des piliers actuels de la majorité.</p>



<p><strong>La cible principale de cette offensive est le le poste de Deuxième Vice-président du Sénat</strong></p>



<p>En multipliant les notes de conjoncture alarmistes et les accusations auprès des services de sécurité, Kantitima tenterait de neutraliser le deuxième Vice-président du Sénat. Cette stratégie vise à isoler Bahati Lukwebo et Vital Kamerhe, les deux visages historiques du Kivu auprès de Félix Tshisekedi, pour imposer une nouvelle interface plus poreuse aux intérêts de l&rsquo;ancien régime de Joseph Kabila, avec qui Kantitima maintiendrait des contacts réguliers.</p>



<p><strong>Un défi pour la souveraineté</strong></p>



<p>L’accumulation de ces éléments, antécédents rebelles, sanctions pour corruption et soupçons de complicité logistique avec l&rsquo;AFC/M23, place les autorités congolaises devant un défi majeur.</p>



<p>La question de la présence de tels profils au cœur des commissions les plus sensibles de l&rsquo;État ne relève plus seulement de la joute politique, mais de la sauvegarde de la souveraineté nationale.</p>
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		<title>En RDC, le peuple commence à s&#8217;interroger sur les agissements de certains dignitaires du pouvoir</title>
		<link>https://kinshasadirect.net/2026/03/13/en-rdc-le-peuple-commence-a-sinterroger-sur-les-agissements-de-certains-dignitaires-du-pouvoir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jael]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 09:25:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Bahati]]></category>
		<category><![CDATA[Kabila]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En République démocratique du Congo, la scène politique nationale traverse une nouvelle zone de turbulence. À la suite de la conférence de presse animée au siège de son parti par le sénateur et professeur Modeste Bahati Lukwebo, deuxième vice-président du Sénat et autorité morale de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A), une</p>
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<p><strong>En République démocratique du Congo, la scène politique nationale traverse une nouvelle zone de turbulence. À la suite de la conférence de presse animée au siège de son parti par le sénateur et professeur Modeste Bahati Lukwebo, deuxième vice-président du Sénat et autorité morale de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A), une série d’attaques politiques et médiatiques s’est déclenchée contre lui. Dans l’opinion publique, beaucoup y voient désormais une offensive politique structurée visant à fragiliser un acteur majeur de la vie politique congolaise.</strong></p>



<p>Dans les couloirs du Parlement, une motion visant la déchéance de Modeste Bahati Lukwebo de son poste de deuxième vice-président du Sénat est en gestation. L’initiateur de cette démarche, le sénateur Kabongo, fonde d’abord son argumentaire sur les propos tenus par le sénateur lors de sa conférence de presse, prétendant que ces déclarations auraient offensé le chef de l’État, Félix Tshisekedi. Pourtant, dans cette intervention publique, le Président de la République n’a été ni cité ni visé, ni directement ni indirectement par Modeste Bahati qui a utilisé le groupe de mot « Problème d&rsquo;Hommes».</p>



<p>Face à l’absence d’éléments convaincants, les griefs changent rapidement de nature. Les accusations initiales deviennent soudain administratives, révélant une volonté manifeste de construire un dossier politique contre le sénateur. Dans les milieux politiques, cette succession d’arguments confirme l’existence d’une cabale destinée à affaiblir un leader influent dont la liberté de ton dérange certains cercles du pouvoir.</p>



<p>La campagne de discrédit franchit ensuite une nouvelle étape. Des accusations graves présentent désormais Modeste Bahati Lukwebo comme un acteur supposément en collaboration avec la rébellion de l&rsquo;AFC/M23 afin de protéger ses biens situés à Goma et à Bukavu. Cette thèse s’effondre pourtant face à la réalité : le sénateur fait lui-même partie des victimes directes de cette guerre. Ses usines, ses propriétés immobilières et plusieurs de ses investissements ont été occupés, détruits ou pillés par les groupes armés qui sévissent dans la région. Accuser une victime d’être complice de ceux qui ont détruit ses propres biens relève d’une stratégie politique visant à salir sa réputation.</p>



<p>La campagne se poursuit aujourd’hui à travers de nouvelles accusations à caractère fiscal, décrites par plusieurs observateurs comme un montage vide de sens destiné à fragiliser davantage le leader politique. Dans l’entourage du sénateur, l’analyse est claire : certains dignitaires du pouvoir cherchent à neutraliser une personnalité proche du Président de la République dont l’influence politique et l’indépendance d’esprit dérangent.</p>



<p>Au-delà du cas personnel de Modeste Bahati Lukwebo, cette affaire ouvre un débat plus large sur l’évolution du climat politique en République démocratique du Congo. Plusieurs observateurs nationaux et internationaux dénoncent une tendance inquiétante : la marginalisation progressive de plusieurs leaders issus de l’espace swahiliphone. Cette dynamique nourrit un sentiment de fracture politique et régionale qui alimente les inquiétudes autour du spectre de la balkanisation du pays.</p>



<p>Un ancien diplomate congolais basé aux États-Unis dresse un constat alarmant. Selon lui, une véritable chasse politique vise les leaders originaires de cette partie du pays. Parmi les personnalités concernées figurent notamment l’ancien président Joseph Kabila et Moïse Katumbi et Jacques Kyabula pour le grand Katanga, Mbusa Nyamwisi, Augustin Matata Ponyo, Emmanuel Ramazani Shadary, Vital Kamerhe et désormais Modeste Bahati Lukwebo pour le grand Kivu. Pour cet ancien diplomate, cette succession d’attaques politiques vise à affaiblir ou à éliminer les figures politiques majeures de cet espace linguistique afin de laisser le champ libre à des acteurs plus dociles, fabriqués par le régime actuel. Il donne même l&rsquo;exemple ici du remplacement de Vital Kamerhe par Aimé Boji Sangara à la présidence de l&rsquo;Assemblée nationale.</p>



<p>Une telle dynamique fragilise l’équilibre national et renforce les discours qui dénoncent une tentative de division du pays. Plusieurs analystes estiment que ces méthodes donnent du poids aux thèses séparatistes et aux discours des groupes rebelles qui accusent le pouvoir central de marginaliser certaines régions du pays. Dans un contexte marqué par la guerre dans l’Est, cette perception renforce dangereusement les discours autour de la balkanisation de la République démocratique du Congo.</p>



<p>D’autres voix critiques vont encore plus loin. Elles dénoncent une instrumentalisation politique de la guerre dans l’Est du pays, affirmant que certains cercles du pouvoir utilisent la persistance du conflit pour consolider leur pouvoir et préparer des changements institutionnels. Ces analystes rappellent que lors de son mandat, l’ancien président Joseph Kabila avait finalement renoncé à modifier la Constitution malgré les tensions politiques de l’époque. Pour ces observateurs, la consolidation démocratique passe par la préparation d’une alternance politique normale plutôt que par des stratégies qui fragilisent l’unité nationale.</p>



<p>Dans ce climat chargé, de nombreux Congolais dénoncent une manière dangereuse de faire de la politique : détruire la réputation des adversaires, multiplier les accusations et instrumentaliser les institutions pour affaiblir ceux qui dérangent. Pour eux, cette dérive menace la cohésion nationale et détourne l’attention des véritables priorités du pays, notamment la paix, la sécurité et le développement.</p>



<p>Au cœur de ces turbulences politiques, une interrogation majeure traverse désormais l’opinion publique congolaise : certains dignitaires du pouvoir servent-ils réellement l’intérêt national ou alimentent-ils des stratégies politiques qui fragilisent l’unité du pays ? Dans un contexte de guerre et de tensions internes, la réponse à cette question devient déterminante pour l’avenir de la République démocratique du Congo.</p>
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		<item>
		<title>Guerre à l’Est de la RDC : les vraies raisons d’un conflit qui refuse de s’éteindre, la face cachée des Trump.</title>
		<link>https://kinshasadirect.net/2026/02/04/guerre-a-lest-de-la-rdc-les-vraies-raisons-dun-conflit-qui-refuse-de-seteindre-la-face-cachee-des-trump/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jael]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 16:50:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré les accords de paix signés, les cessez-le-feu proclamés et l’implication directe de puissances internationales, la guerre dans l’Est de la République démocratique du Congo continue de défier toute logique diplomatique. Elle dure, s’enlise, se transforme. À mesure que les initiatives se multiplient, la violence, elle, persiste. Une question s’impose alors avec insistance : pourquoi</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Malgré les accords de paix signés, les cessez-le-feu proclamés et l’implication directe de puissances internationales, la guerre dans l’Est de la République démocratique du Congo continue de défier toute logique diplomatique. Elle dure, s’enlise, se transforme. À mesure que les initiatives se multiplient, la violence, elle, persiste. Une question s’impose alors avec insistance : pourquoi cette guerre ne prend-elle pas fin, y compris sous le regard attentif et l’engagement affiché des États-Unis, pourtant capables d’influer sur les grands équilibres mondiaux ?</strong></p>



<p>La réponse ne se trouve ni dans les communiqués officiels ni dans les sommets diplomatiques, mais dans les faits politiques qui ont jalonné l’histoire congolaise récente, particulièrement au cours des trois dernières années. Cette guerre n’est pas seulement militaire ; elle est profondément politique, stratégique et économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Bunagana : le dialogue refusé qui a tout changé</strong></h2>



<p>Lorsque le M23 refait surface et occupe Bunagana, localité frontalière située à environ soixante kilomètres de Goma, le mouvement armé sollicite un dialogue direct avec le président Félix Tshisekedi et son gouvernement. À ce stade, le conflit reste circonscrit, encore politiquement maîtrisable. Les revendications sont connues, le rapport de forces limité, et une issue négociée semble possible.</p>



<p>Kinshasa oppose alors un refus catégorique. Le chef de l’État martèle publiquement qu’il n’y aura jamais de dialogue avec des « terroristes », précisant que la RDC est prête à discuter uniquement avec celui qu’il considère comme leur parrain, le président rwandais Paul Kagame. Cette posture, saluée par une partie de l’opinion nationale comme un acte de fermeté souveraine, va pourtant produire l’effet inverse sur le terrain.</p>



<p>En refusant toute ouverture politique, le pouvoir central laisse le champ libre à une recomposition du mouvement rebelle, qui gagne en cohésion, en ambition et en structuration.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’émergence de l’AFC et la mutation du conflit</strong></h2>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" width="1024" height="576"  alt="" class="wp-image-530"/ loading="eager" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/71461102_605-1024x576.jpg" srcset="https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/71461102_605-1024x576.jpg 1024w, https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/71461102_605-300x169.jpg 300w, https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/71461102_605-768x432.jpg 768w, https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/71461102_605-610x343.jpg 610w, https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/71461102_605.jpg 1199w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Après plus d’une année de blocage politique, une nouvelle dynamique apparaît avec la création de l’Alliance Fleuve Congo, l’AFC, qui s’agrège progressivement au M23. En 2023, le président Félix Tshisekedi affirme publiquement, lors d’une interview accordée à France 24, que l’AFC constitue une branche criminelle liée à son prédécesseur Joseph Kabila.</p>



<p>À partir de ce moment, la guerre change de nature. Il ne s’agit plus uniquement de revendications sécuritaires ou communautaires. L’alliance AFC/M23 élargit son agenda et affiche désormais une ambition politique claire : renverser Félix Tshisekedi et participer à la direction du pays. Le conflit bascule alors dans une logique de conquête du pouvoir.</p>



<p>Face à cette menace grandissante, le président congolais engage une offensive diplomatique intense sur la scène internationale. Cette stratégie permet d’isoler progressivement le Rwanda, accusé de soutenir militairement l’AFC/M23. Kigali, sous pression, ralentit son engagement visible, sans jamais renoncer à la défense de ses intérêts stratégiques dans l’Est congolais.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La chute de Goma et Bukavu : le point de bascule</strong></h2>



<p>Les discussions se multiplient, les processus de désescalade se succèdent, mais sur le terrain, les armes continuent de parler. L’AFC/M23 finit par prendre Goma et Bukavu, deux capitales provinciales stratégiques. Le choc est immense. Le rapport de forces bascule brutalement.</p>



<p>Désormais, Kinshasa ne contrôle plus une grande partie de l’Est du pays. L’autorité de l’État est sérieusement ébranlée. Le pouvoir central est acculé et contraint de rechercher un soutien extérieur décisif.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Washington, les minerais et le prix de la sécurité</strong></h2>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" width="600" height="373"  alt="" class="wp-image-529"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/images.jpg" srcset="https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/images.jpg 600w, https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/images-300x187.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<p>C’est dans ce contexte que Félix Tshisekedi se tourne vers les États-Unis. Le soutien américain ne sera pas gratuit. Il s’inscrit dans un échange stratégique clair : la sécurité contre l’accès aux minerais critiques congolais, indispensables à la suprématie technologique américaine face à la Chine, la Russie, l’Inde et même l’Union européenne.</p>



<p>L’administration Trump saisit cette opportunité. Le dossier congolais devient à la fois géopolitique, économique et stratégique. La RDC s’inscrit désormais dans la grande compétition mondiale des ressources.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Qatar, diplomatie secrète et paix sous contrainte</strong></h2>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="679"  alt="" class="wp-image-528"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/whatsapp-image-2025-03-18-at-195127-1024x679.jpeg" srcset="https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/whatsapp-image-2025-03-18-at-195127-1024x679.jpeg 1024w, https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/whatsapp-image-2025-03-18-at-195127-300x199.jpeg 300w, https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/whatsapp-image-2025-03-18-at-195127-768x509.jpeg 768w, https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/whatsapp-image-2025-03-18-at-195127-610x405.jpeg 610w, https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/whatsapp-image-2025-03-18-at-195127-150x100.jpeg 150w, https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/whatsapp-image-2025-03-18-at-195127-330x220.jpeg 330w, https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/whatsapp-image-2025-03-18-at-195127-860x570.jpeg 860w, https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/whatsapp-image-2025-03-18-at-195127.jpeg 1215w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Dans une discrétion totale, des acteurs clés du conflit se retrouvent au Qatar. Aucun agenda officiel crédible, aucune communication transparente. Le contenu réel des échanges demeure inconnu. Pendant ce temps, sur le terrain, l’AFC/M23 poursuit son entreprise de consolidation, installe des administrations parallèles et gouverne de facto les zones occupées.</p>



<p>Washington va alors plus loin. Un conseiller spécial chargé des affaires africaines est nommé, consacrant l’essentiel de son action à une mission précise : réconcilier Félix Tshisekedi et Paul Kagame. Car au-delà des combats, cette guerre est aussi une guerre d’humeurs et de méfiance entre deux chefs d’État qui ne se parlent plus.</p>



<p>Un projet d’accord est finalement arraché. En juin 2025, les ministres des Affaires étrangères congolais et rwandais signent un accord de paix. Donald Trump se précipite pour annoncer la fin d’une guerre de plus de trente ans. Il promet une ratification rapide par les chefs d’État. Il faudra pourtant attendre six mois.</p>



<p>Le 4 décembre 2025, à Washington DC, la signature présidentielle a lieu. La scène est froide, presque contrainte. Aucun regard complice, aucune déclaration enthousiaste. Les deux dirigeants laissent entendre qu’ils ont signé sous pression. Dans les faits, l’accord apparaît surtout comme une victoire économique américaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les États-Unis : arbitres ou bénéficiaires ?</strong></h2>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="1024"  alt="" class="wp-image-527"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/20260105_143437-1024x1024.jpg" srcset="https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/20260105_143437-1024x1024.jpg 1024w, https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/20260105_143437-300x300.jpg 300w, https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/20260105_143437-150x150.jpg 150w, https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/20260105_143437-768x768.jpg 768w, https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/20260105_143437-1536x1536.jpg 1536w, https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/20260105_143437-610x610.jpg 610w, https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/20260105_143437.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Malgré la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies, appelant à la cessation du soutien aux groupes armés et au respect de la souveraineté congolaise, malgré les sanctions ciblées contre le Rwanda, rien ne change fondamentalement sur le terrain. Les violences persistent, les positions restent figées.</p>



<p>Une partie croissante de l’opinion congolaise est convaincue que les États-Unis jouent un double jeu. Celui qui prétend éteindre l’incendie serait aussi celui qui en contrôle la flamme. Washington a déjà sécurisé un accord économique stratégique avec la RDC. Sa priorité est désormais de garantir sa pérennité politique et juridique. Le secrétaire d’État Marco Rubio l’a affirmé à plusieurs reprises : la stabilité viendra, mais au moment opportun.</p>



<p>Autrement dit, la guerre cessera lorsque les intérêts américains seront pleinement sécurisés.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourquoi la classe politique congolaise s’agite</strong></h2>



<p>Cette réalité explique l’agitation actuelle au sein de la classe politique congolaise. Les signaux sont clairs : la fin de la guerre est programmée, mais conditionnée. Parmi les derniers verrous à lever figurent un dialogue politique inclusif, une reconfiguration institutionnelle et des garanties sur la gouvernance de l’après-guerre.</p>



<p>Ironie de l’histoire, Félix Tshisekedi, qui refusait tout dialogue avec les « terroristes », y est désormais contraint. Les exigences de l’AFC/M23 ne portent plus sur sa démission, mais sur une transformation en profondeur des institutions. Il est question de deux vice-présidences et de la dissolution du Parlement actuel, accusé d’avoir été à la base de la rupture des accords FCC-CACH, de fonctionner comme une chambre d’enregistrement du pouvoir présidentiel et de couvrir l’instrumentalisation de la justice et des forces de sécurité.</p>



<p>Le scénario rappelle étrangement la transition politique de 2003 à 2006.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La bataille silencieuse des équilibres régionaux</strong></h2>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="577"  alt="" class="wp-image-526"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/20260204_173515-1024x577.png" srcset="https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/20260204_173515-1024x577.png 1024w, https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/20260204_173515-300x169.png 300w, https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/20260204_173515-768x432.png 768w, https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/20260204_173515-1536x865.png 1536w, https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/20260204_173515-610x343.png 610w, https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/20260204_173515.png 1920w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Derrière cette reconfiguration se joue une bataille beaucoup plus profonde : celle des équilibres régionaux. Selon plusieurs sources, le schéma privilégié par les parrains internationaux du processus de sortie de crise prévoit deux vice-présidences conçues comme des pôles de stabilisation régionale.</p>



<p>L’une devrait revenir au Grand Kivu, afin de contenir durablement la rébellion, rassurer les groupes armés démobilisés et envoyer un signal politique fort à une région qui se considère historiquement marginalisée. L’autre serait attribuée au Grand Bandundu, perçu comme un espace politiquement plus neutre, capable d’équilibrer l’influence de l’Est sans basculer dans une logique de revanche.</p>



<p>Ce choix, loin d’être consensuel, provoque de profondes frustrations, notamment dans l’espace Équateur, historiquement pourvoyeur de grandes figures de l’État congolais. Se sentant exclue du futur pacte politique, cette région s’agite. Les ambitions s’affichent, parfois de manière prématurée. Guy Loando Mbayo évoque déjà 2028, tandis que Jean-Pierre Bemba, affaibli par son échec de 2023 et par son passé de seigneur de guerre, observe en silence, conscient que son image reste un handicap majeur aux yeux des partenaires internationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Grand Kivu, épicentre du pouvoir à venir</strong></h2>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="567"  alt="" class="wp-image-535"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/Screenshot_2026-02-04-17-58-41-426_com.miui_.gallery-edit-1024x567.jpg" srcset="https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/Screenshot_2026-02-04-17-58-41-426_com.miui_.gallery-edit-1024x567.jpg 1024w, https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/Screenshot_2026-02-04-17-58-41-426_com.miui_.gallery-edit-300x166.jpg 300w, https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/Screenshot_2026-02-04-17-58-41-426_com.miui_.gallery-edit-768x425.jpg 768w, https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/Screenshot_2026-02-04-17-58-41-426_com.miui_.gallery-edit-610x338.jpg 610w, https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/Screenshot_2026-02-04-17-58-41-426_com.miui_.gallery-edit-670x370.jpg 670w, https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/Screenshot_2026-02-04-17-58-41-426_com.miui_.gallery-edit.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>C’est désormais vers le Grand Kivu que convergent toutes les attentions. Plusieurs noms circulent, mais tous ne font pas l’unanimité. Mbusa Nyamwisi traîne des alliances passées controversées. Vital Kamerhe, trop lié au système actuel et affaibli par son parcours judiciaire, divise profondément.</p>



<p>À l’inverse, Modeste Bahati Lukwebo apparaît, pour plusieurs chancelleries, comme un profil plus consensuel. Pas de casier judiciaire, pas de tache majeure dans l’histoire récente, une base politique réelle et une posture de prudence dans un contexte explosif. Autant d’éléments qui séduisent des partenaires internationaux soucieux de ne pas être associés à des figures controversées.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ibalanky à Goma : négociations de l’ombre</strong></h2>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" width="696" height="392"  alt="" class="wp-image-537"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/images-32.jpeg" srcset="https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/images-32.jpeg 696w, https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/images-32-300x169.jpeg 300w, https://kinshasadirect.net/wp-content/uploads/2026/02/images-32-610x344.jpeg 610w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>



<p>La présence d’Ibalanky à Goma a alimenté de nombreuses spéculations. Contrairement aux rumeurs, il ne s’agit pas d’un ralliement rebelle. Selon des sources diplomatiques, il serait mandaté par un consortium international pour négocier directement avec l’AFC/M23, dans la perspective de l’après-guerre.</p>



<p>Son discours est révélateur. Il reconnaît l’élection présidentielle mais conteste les législatives. Le message est clair : la dissolution du Parlement est déjà inscrite à l’agenda des négociations.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une paix transactionnelle, pas une réconciliation</strong></h2>



<p>Tout indique que la guerre à l’Est de la RDC ne s’achèvera pas par une victoire militaire, mais par une reconfiguration politique imposée, négociée sous pression et validée à l’extérieur. La paix qui se profile ne sera ni héroïque ni consensuelle. Elle sera transactionnelle, conditionnée par les minerais, encadrée par des équilibres régionaux fragiles et scellée par un partage du pouvoir.</p>



<p>La véritable question n’est donc plus de savoir quand la guerre finira, mais <strong>quel État congolais émergera de cette paix contrainte</strong>. Car mal pensée, cette sortie de crise pourrait refermer un conflit… tout en en préparant le suivant.</p>
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