Le débat autour du dialogue national annoncé en République démocratique du Congo continue de susciter des prises de position. Dans une déclaration rendue publique le samedi 1er août, la plateforme Sauvons la RDC affirme soutenir le principe d’un dialogue destiné à sortir le pays de la crise politique et sécuritaire, tout en subordonnant sa participation à une série de garanties qu’elle juge indispensables pour assurer la crédibilité du processus.
Selon cette plateforme, le dialogue ne pourra contribuer au rétablissement de la cohésion nationale que s’il repose sur des bases consensuelles et impartiales. À cet effet, elle énumère sept conditions, parmi lesquelles figurent la désignation d’une médiation neutre, indépendante et impartiale avec l’appui de l’Union africaine et des Nations unies, la participation de toutes les forces politiques et sociales concernées, l’organisation des assises dans un pays tiers, ainsi que la mise en œuvre préalable de mesures de décrispation politique afin de restaurer un climat de confiance entre les différentes parties.
Sauvons la RDC demande également l’abandon définitif de tout projet de révision ou de remplacement de la Constitution avant l’ouverture des discussions. Pour la plateforme, une telle décision permettrait d’écarter toute suspicion d’un agenda politique caché susceptible de compromettre la sincérité du dialogue. Elle estime que les discussions doivent être exclusivement orientées vers la recherche de solutions durables à la crise que traverse le pays.
La plateforme adopte par ailleurs une position particulièrement critique concernant le rôle du président de la République dans ce processus. Elle soutient qu’un dialogue organisé ou placé sous l’autorité de Félix-Antoine Tshisekedi et de son gouvernement ne réunirait pas les conditions de confiance nécessaires à des négociations sereines. Selon ses responsables, le Chef de l’État étant, à leurs yeux, l’un des principaux acteurs de la crise politique actuelle, il ne saurait en même temps en être l’arbitre ou le garant.
À travers cette déclaration, Sauvons la RDC rejoint ainsi le débat de plus en plus animé autour des modalités d’organisation du futur dialogue national. Alors que plusieurs acteurs politiques et sociaux saluent le principe d’un cadre de concertation pour consolider la paix et l’unité nationale, les divergences portent désormais sur les conditions de sa mise en œuvre, le choix du médiateur ainsi que les garanties d’impartialité offertes aux différents participants.
En conclusion, la plateforme réaffirme son attachement à une solution politique négociée, tout en plaidant pour une médiation indépendante, impartiale et acceptée par l’ensemble des parties prenantes. À ses yeux, seule une telle approche est susceptible de conduire à un accord crédible, durable et conforme aux intérêts supérieurs de la République démocratique du Congo.









