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RDC : Joseph Kabila sous la menace d’un procès pour crimes contre l’humanité.

C’est une chasse aux sorcières et une persécution orchestrée contre un opposant. Pour le PPRD.

Ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, qui a dirigé le pays pendant près de vingt ans avant de céder le pouvoir en 2018, est désormais au cœur d’une procédure judiciaire lourde de conséquences.

Installé principalement en Afrique du Sud depuis fin 2023, il n’a fait que de rares apparitions publiques. La dernière remonte à la fin du mois de mai, lorsqu’il a été aperçu dans une zone de l’Est congolais contrôlée par les rebelles, où il s’est entretenu avec des leaders religieux.

Des accusations extrêmement graves

La justice congolaise l’accuse d’atrocités commises durant son règne et a ouvert des poursuites pour crimes contre l’humanité. Parmi les charges retenues figurent le massacre de civils, des cas de viols, de déportations et de tortures. Devant la Haute Cour militaire, le vérificateur général des forces armées, le général Lucien René Likulia, a requis la peine capitale à son encontre.

Une carrière politique brisée

En avril dernier, Kabila avait annoncé son intention de rentrer au pays pour « contribuer à la recherche de la paix » dans l’Est déchiré par la guerre. Cette déclaration a immédiatement été suivie de mesures drastiques du gouvernement : interdiction de son parti politique et confiscation de ses biens. Quelques semaines plus tard, en mai, le Sénat a voté en faveur de la levée de son immunité parlementaire, ouvrant ainsi la voie à son inculpation.

Un contexte sécuritaire explosif

Cette séquence politique se déroule alors que l’Est de la RDC connaît une nouvelle flambée de violences. Depuis janvier, les rebelles du M23, accusés d’être soutenus par le Rwanda, ont étendu leur contrôle sur plusieurs territoires riches en minerais stratégiques, aggravant une crise déjà ancienne.

Des soutiens qui dénoncent une persécution

Pour ses partisans, la procédure engagée n’est rien d’autre qu’une manœuvre politique. « C’est une chasse aux sorcières et une persécution orchestrée contre un opposant », a dénoncé Ferdinand Kambere, secrétaire de son parti, interrogé par Reuters.

Malgré ces contestations, le dossier judiciaire poursuit son cours et place l’ancien chef de l’État dans une position de plus en plus délicate, entre exil, isolement politique et risque d’un procès historique.

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