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Otto Bahizi et compagnie démasqués : «Une honte nationale» pour l’opinion.

Un vent de vérité souffle sur l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC). Des révélations récentes mettent à nu une contradiction majeure : ceux qui contestent aujourd’hui la légitimité de la direction du parti avaient pourtant validé, sans réserve, toutes les résolutions issues du 4e Congrès ordinaire.

Parmi eux, Otto Bahizi, désormais au centre de la polémique, avait pris part aux travaux de ces assises décisives. Mieux encore, lui et ses alliés avaient voté en faveur de la reconduction de Modeste Bahati Lukwebo en qualité de Président National statutaire et Autorité morale du parti.

Ce congrès, tenu à Kinshasa, avait consacré à l’unanimité cette réélection, à l’issue de la présentation d’un rapport de gestion largement salué par les congressistes. Le mandat de cinq ans accordé au leadership actuel s’inscrivait alors dans une logique de continuité et de consolidation des acquis politiques du parti.

Dès lors, la posture actuelle de contestation adoptée par certains cadres soulève de sérieuses interrogations. Comment expliquer qu’après avoir adhéré au processus démocratique interne, ces mêmes acteurs s’en désolidarisent aujourd’hui au point de remettre en cause les décisions du Congrès, pourtant organe suprême du parti ?

Pour de nombreux observateurs, il s’agit là d’un revirement difficilement justifiable, qui fragilise la cohérence politique et alimente les soupçons de manœuvres opportunistes. En interne, plusieurs voix dénoncent une tentative de déstabilisation d’un parti qui s’est imposé comme un acteur majeur de la scène politique nationale.

L’AFDC-A, rappelons-le, a joué un rôle déterminant dans la dynamique ayant conduit à la réélection du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo en 2023, renforçant ainsi son poids dans l’architecture politique du pays.

Face à cette situation, les appels à une clarification se multiplient. Certains cadres exigent que la justice se saisisse de ce dossier afin d’établir les responsabilités et de préserver l’intégrité des institutions politiques.

Au-delà du cas Bahizi, cette affaire relance le débat sur les pratiques politiques en République démocratique du Congo, notamment celles liées aux divisions internes orchestrées au détriment de la stabilité des partis.

Pour les fidèles de Modeste Bahati, l’enjeu est clair : défendre l’unité du parti, faire respecter les décisions démocratiques et barrer la route à toute tentative d’usurpation.

Dans un contexte où la consolidation de l’État de droit reste un défi majeur, cette séquence politique apparaît comme un test grandeur nature de la capacité des institutions à faire prévaloir la justice sur les calculs politiciens.

Une chose est désormais certaine : les masques tombent, et l’opinion publique observe.

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