Ce 26 mars 2026, l’Association de Défense des Droits des Patients (ADP) est montée au créneau à la suite d’incidents jugés graves survenus à l’Hôpital Général de Référence de Kinkole, dans la capitale congolaise. Dans une déclaration officielle rendue publique ce jeudi, l’organisation exprime sa profonde indignation face à des faits qu’elle qualifie de violations flagrantes des droits fondamentaux des patients(Malades).
Selon les informations recueillies et vérifiées par l’ADP, une patiente en situation de post-partum aurait été victime de violences physiques de la part d’un médecin, après avoir refusé de subir une intervention de réparation de déchirure périnéale en l’absence d’anesthésie. À ces violences se seraient ajoutés des propos jugés injurieux et dégradants, dans un contexte de grande vulnérabilité physique et psychologique de la victime.
Face à ces faits, l’ADP dénonce une atteinte grave non seulement à l’éthique médicale, mais également aux lois en vigueur en République démocratique du Congo. L’organisation rappelle que tout patient a droit au respect de sa dignité, à l’intégrité physique et morale, ainsi qu’au consentement libre et éclairé avant tout acte médical.
S’appuyant sur l’ordonnance-loi n°23/006 du 03 mars 2023 relative à l’organisation de la santé publique, l’ADP souligne que de tels actes constituent des violations caractérisées des droits des patients et engagent la responsabilité de leurs auteurs.
Sur le plan pénal, l’association estime que les faits pourraient être qualifiés notamment de coups et blessures volontaires, de violences sur personne vulnérable, d’atteinte à la dignité humaine, voire de non-assistance à personne en danger.
Dans ce contexte, l’ADP appelle les autorités compétentes à agir avec célérité et fermeté. Elle exige notamment l’arrestation immédiate du médecin mis en cause, l’ouverture d’une procédure judiciaire en flagrance, ainsi qu’une enquête administrative indépendante. L’organisation réclame également la suspension conservatoire de toutes les personnes impliquées et la saisine de l’Ordre des médecins en vue d’éventuelles sanctions disciplinaires.
Par ailleurs, l’ADP insiste sur la nécessité de sanctions exemplaires afin de restaurer la confiance entre les patients et le système de santé congolais. Elle va plus loin en demandant la révocation du praticien de la fonction publique, ainsi qu’une évaluation de la formation reçue par ce dernier au sein de son institution académique.
En conclusion, l’Association de Défense des Droits des Patients réaffirme son engagement à œuvrer pour un système de santé respectueux des droits humains, centré sur la dignité et la sécurité des patients.










