Les États-Unis ont vivement réagi à la prise de la ville d’Uvira par les rebelles de l’AFC/M23, une avancée militaire qui, selon Washington, constitue une violation flagrante des engagements pris dans le cadre des accords signés sous médiation américaine. Le Secrétaire d’État Marco Rubio a affirmé que les actions attribuées au Rwanda dans l’Est de la République démocratique du Congo ne sont pas compatibles avec les promesses faites au président américain, assurant que son pays prendra des mesures pour garantir le respect de ces engagements.
Selon les autorités américaines, les combattants de l’AFC/M23 auraient bénéficié d’un appui militaire conséquent, incluant des munitions lourdes et des capacités technologiques avancées, attribué à l’armée rwandaise. Cette implication présumée aurait contribué à l’intensité des combats autour d’Uvira et dans plusieurs localités voisines, avec un lourd tribut humain parmi les civils, notamment des femmes et des enfants.
Les violences ont provoqué une vague de déplacements massifs dans des zones déjà fragilisées telles que Kamanyola, Katogota, Luvungi et Uvira. De nombreuses familles ont été contraintes de fuir vers les pays voisins, notamment le Burundi, la Tanzanie et malgré elles au Rwanda, accentuant une crise humanitaire régionale qui met à rude épreuve les capacités d’accueil et de prise en charge.
Cette sortie ferme de Washington marque un durcissement notable du ton diplomatique à l’égard de Kigali et pourrait annoncer un changement d’approche dans la gestion internationale de la crise congolaise. Si les contours des mesures évoquées restent encore flous, la déclaration du Secrétaire d’État américain souligne une volonté de lier désormais les développements militaires sur le terrain au respect strict des engagements politiques pris au plus haut niveau.









