A Washington, à l’occasion du tirage au sort de la Coupe du monde 2026, Donald Trump a reçu ce vendredi le tout premier « Prix FIFA pour la paix », une distinction créée pour l’occasion par Gianni Infantino. Le président de la FIFA, visiblement très proche du président américain, n’a pas hésité à transformer l’événement sportif en tribune diplomatique, multipliant les éloges envers Trump avant de lui remettre une médaille et un certificat.
Infantino, qui n’avait pas consulté ses collègues avant de lancer cette initiative, a défendu son choix avec ferveur, rappelant que selon lui Donald Trump « mérite le prix Nobel pour ses actions décisives ». Ces derniers mois, le dirigeant suisse avait déjà pris position en accompagnant Trump lors de divers moments hautement politiques, notamment au Qatar, en Arabie saoudite et récemment en Égypte lors d’un sommet sur Gaza consacré au cessez-le-feu entre Israël et le Hamas. Leur alliance, née en 2018 lors d’une visite de Gianni Infantino à la Maison Blanche, s’est progressivement déplacée du terrain sportif vers un terrain ouvertement géopolitique.
Le président américain, qui posait encore en août dernier avec le trophée de la Coupe du monde dans le Bureau ovale, a profité de cette nouvelle tribune pour mettre en avant ce qu’il présente comme ses succès diplomatiques. Il a assuré avoir contribué à mettre fin à plusieurs conflits et n’a pas hésité à se poser en artisan majeur de la paix internationale, reprenant les éléments de langage qu’Infantino avait préparés à son intention.
Avant de lui laisser la parole, le président de la FIFA a rappelé que ce prix était « décerné au nom des milliards de personnes dans le monde » à ceux qui « se distinguent par leur engagement en faveur de la paix grâce à leurs actions et leur leadership ». Une formule solennelle qui a renforcé la portée politique d’un moment pourtant inscrit dans le calendrier sportif.
Donald Trump, dans un discours mêlant politique et enthousiasme sportif, a ensuite lancé symboliquement la Coupe du monde 2026. Il a salué les chiffres « records » de vente de billets et promis un tournoi « comme le monde n’en a jamais vu ». Dans la foulée, il a rejoint la scène du tirage au sort, confirmant une nouvelle fois que cette édition du Mondial, organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, sera l’une des plus politisées de l’histoire récente.









