Une nouvelle polémique diplomatique enfle entre Kigali et Kinshasa après les propos particulièrement choquants du sénateur rwandais Evode Uwizeyimana, tenus à l’encontre du président congolais Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Dans une déclaration relayée par le média rwandais IGIHE, le parlementaire a qualifié le chef de l’État congolais d’homme à la “conduite provocatrice”, allant jusqu’à suggérer que “la seule chose à faire serait de lui tirer dessus pour qu’il se taise”. Une sortie verbale d’une extrême gravité, jugée par de nombreux observateurs comme un appel à la violence politique et une provocation directe à l’endroit de la RDC.
Ces propos, d’autant plus préoccupants qu’ils émanent d’un membre du Sénat rwandais, risquent d’aggraver davantage les tensions déjà vives entre les deux pays, alors que l’Est de la République Démocratique du Congo reste meurtri par les attaques des rebelles de l’AFC/M23, soutenus par le Rwanda selon plusieurs rapports des Nations Unies.
À Kinshasa, des voix s’élèvent pour dénoncer cette dérive verbale inacceptable. Plusieurs analystes estiment que ces déclarations sont révélatrices d’un climat d’hostilité entretenu par certains cercles du pouvoir rwandais envers le président congolais, connu pour sa fermeté dans la défense de la souveraineté nationale et la dénonciation du soutien de Kigali aux groupes armés actifs dans le Nord-Kivu.
Un cadre politique proche du Sénat congolais s’indigne :
« Ces propos sont une honte pour la diplomatie africaine. Ils traduisent le mépris du Rwanda envers la RDC et relèvent du discours de haine. Nous attendons une réaction officielle du gouvernement congolais. »
Alors que Kinshasa prône le dialogue et la coopération régionale pour restaurer la paix dans la région des Grands Lacs, ces propos irresponsables risquent d’envenimer un peu plus les relations bilatérales déjà fragiles.
La communauté internationale est interpellée pour condamner avec fermeté ces déclarations inacceptables, qui ne favorisent ni la stabilité ni la paix en Afrique centrale.









