Ces derniers jours, le Président de l’Assemblée Nationale, Vital Kamerhe, a multiplié des rencontres avec les députés de son camp, leur demandant pardon. Une démarche qui pourrait sembler louable si elle n’intervenait pas dans un climat politique aussi chargé, et à l’approche d’une possible motion de destitution.
Cette stratégie de “repentance politique”, loin de renforcer l’institution qu’il dirige, interroge sur le sens profond de la responsabilité publique. Est-ce au nom de l’intérêt général qu’il demande pardon, ou s’agit-il d’une tentative de conserver une position qui vacille ? Ce pardon, s’il est stratégique, sonne alors comme une reconnaissance tacite des tensions internes, voire des fautes politiques majeures.
Le CENAREF lève un coin du voile : comptes fictifs et silence coupable
Comme si cela ne suffisait pas, le CENAREF (Centre national de renseignements financiers) a récemment identifié des comptes fictifs liés au nom de Kamerhe. Des révélations graves, qui viennent rappeler les ombres persistantes de la gestion des fonds publics, et les soupçons de malversations qui n’ont jamais vraiment quitté le personnage.
Que ces accusations soient fondées ou non, leur simple existence à ce stade fragilise davantage une fonction censée incarner l’impartialité républicaine. Mais le plus préoccupant reste le silence assourdissant de la justice. Où en est l’enquête ? Pourquoi la lenteur ? Pourquoi le flou ?
Si le CENAREF agit sous pression politique, alors la justice devient un instrument de pouvoir. Et si, à l’inverse, ces révélations sont étouffées, alors la justice devient complice d’un système d’impunité.









