Kigali, 16 juillet 2025
Le gouvernement rwandais a officiellement ratifié le projet de loi portant approbation de l’Accord de paix entre la République démocratique du Congo (RDC) et la République du Rwanda, signé à Washington le 27 juin 2025 sous la médiation des États-Unis. Cette ratification marque une étape diplomatique majeure dans les efforts régionaux pour mettre fin à des années de conflit dans l’Est de la RDC.
Dans un communiqué du Conseil des ministres, Kigali affirme que cet accord constitue « une avancée significative vers la résolution des préoccupations sécuritaires du Rwanda, le rétablissement de la paix dans la région des Grands Lacs, et la promotion de l’intégration économique régionale ». Le gouvernement rwandais a également exprimé son engagement total à mettre en œuvre les dispositions de l’accord et son espoir quant à l’issue des pourparlers de Doha, facilités par le Qatar avec le soutien de l’Union africaine.
Un accord à plusieurs volets
L’accord signé à Washington comprend plusieurs engagements clés, notamment :
- Le retrait progressif des troupes rwandaises déployées sur le territoire congolais dans un délai de 90 jours.
- La suspension officielle du soutien à toute milice étrangère opérant dans l’Est de la RDC, en particulier les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
- La création d’un mécanisme conjoint de surveillance sécuritaire entre les deux pays.
- Le lancement d’un cadre de coopération économique régionale incluant des partenaires internationaux, notamment américains.
Bien que le Mouvement du 23 mars (M23) ne soit pas signataire de cet accord, les parties espèrent que les négociations en cours à Doha permettront d’intégrer cette faction armée dans un processus de désarmement et de réintégration, en coordination avec la communauté internationale.
Réactions et perspectives
Les États-Unis, médiateurs de l’accord, se sont engagés à suivre de près sa mise en œuvre. Des responsables américains ont salué le courage politique des deux parties, soulignant que la stabilité dans les Grands Lacs est cruciale pour la sécurité régionale et pour l’exploitation équitable des ressources naturelles stratégiques de la région.
L’Union africaine et plusieurs partenaires européens ont également salué la ratification du texte par Kigali, tout en appelant à la transparence dans son application et au respect des droits humains sur le terrain.
Toutefois, des voix critiques pointent certaines failles de l’accord. Parmi les principales inquiétudes figurent l’absence de sanctions claires en cas de non-respect des engagements, l’exclusion d’acteurs majeurs comme le M23, et les enjeux liés à l’accès aux ressources minières congolaises, qui pourraient devenir une source de tension si la gouvernance économique régionale n’est pas solidement encadrée.
Un tournant régional
En ratifiant cet accord, le Rwanda affiche une volonté politique forte de sortir du cycle de confrontation qui l’oppose depuis des années à Kinshasa. Pour de nombreux analystes, cette dynamique ne pourra porter ses fruits que si les engagements sont respectés de part et d’autre, et si la confiance s’installe durablement entre les deux capitales.
L’étape suivante reste la mise en œuvre concrète sur le terrain, dans un climat encore instable. Le monde entier observe avec attention la suite des événements, espérant que cette nouvelle initiative ne se solde pas, une fois de plus, par un accord sans lendemain.
Jules Dori










Un commentaire
Le Rwanda a toujours joué le malin dans tout accord signé avec la RDC 7×6 le monde l’observe avec vigilance et rigueur vu la diplomatie Congolaise qui c comporte bien sûr terrain nous attendons la mis en œuvre de l’accord vus qu’il ont rectifié nous sommes tjr en mode observation